Google Drive 2 – les CGU

27 avril 2012 par Google Apps, Google Document

Pour cette seconde partie présentant Google Drive, je ne parlerais cette fois que des conditions générales d’utilisation. Cela ne fait pas une semaine que le nouveau service de google est sorti et déjà nous pouvons voir apparaître sur le net de nombreux articles présentant les dangers et le risques d’utilisations de ces services.

Je peux comprendre que les internautes attachés à leur propriété intellectuelle s’inquiète des conditions générales des applications qu’ils utilisent sur le net mais mais l’interprétation alarmiste faite par certain site dans le seul but de faire un peu de buzz m’exaspère parfois.

Les CGU de Google ne m’ont pas personnellement étonnées ou choquées. En voici la raison…

Tout d’abord, voici l’article incriminé :

En soumettant des contenus à nos Services, par importation ou par tout autre moyen, vous accordez à Google (et à toute personne travaillant avec Google) une licence, dans le monde entier, d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de modification, de création d’œuvres dérivées (des traductions, des adaptations ou d’autres modifications destinées à améliorer le fonctionnement de vos contenus par le biais de nos Services), de communication, de publication, de représentation publique, d’affichage ou de distribution public desdits contenus.

Ce type d’article se retrouve dans la plupart des sites donc l’objectif est d’héberger votre contenu que ce soit sur des espaces de stockage en ligne, des réseau sociaux ou même des blogs mutualisés. Le texte peut parfois divergé mais l’objectif reste toujours le même et je vous incite à lire les CGU des sites comme dropbox, facebook, skydrive, etc.

Google Drive vous propose donc des services de stockage de vos fichiers mais pas seulement. Vous disposez aussi de services de partages de document, d’exportation et d’importation, de conversion, d’édition et de publication externe ou interne. Ces services pour être utilisés demandent que accordiez certains droits à Google qui se conforte ainsi à la législation américaine. De cette façon, Google se protège aussi de l’attitude de certaines personnes prêtes à porter plainte pour n’importe quoi, histoire de se faire un peu d’argent ce qui semble courant aux États-Unies.

Pour comprendre un peu ces CGU, prenons un exemple :

Jean Dupont a écrit un roman sur son traitement de texte préféré et décide de le stocker sur son Google Drive. En cela il accorde donc déjà à Google les droits d’utilisation, d’hébergement et de stockage pour son fichier.

De plus Jean Dupont possède un compte business (la sécurité n’a pas de prix). Google afin de garantir la disponibilité de son fichier doit donc via des fonctions de sauvegarde et de cluster dupliquer son fichier sur plusieurs serveurs ce qui ne seraient pas possible sans les droits de reproduction.

Par la suite, Jean Dupont désire convertir son roman au format Google Documents afin de pouvoir le modifier en ligne. De nouveau, pour convertir, et adapter au nouveau format et enregistrer ce document, Google doit posséder les droits suffisants de modification.

Plus tard, l’éditeur de Jean Dupont demande à avoir un accès à son roman afin de le soumettre à une correction avant impression. Jean Dupont va donc partager son document en écriture avec son éditeur afin de travailler ensemble sur les évolutions et correction de son texte. L’éditeur va en profiter pour communiquer un lien de partage cette fois en lecture à un partenaire anglophone dans l’optique d’une diffusion à l’étranger. Ce dernier ne parlant pas français et désirant se faire un avis sur le roman va alors demander une traduction à Google créant ainsi une oeuvre dérivée comprenant la traduction et l’adaptation du document.

Pour terminer, afin de promouvoir son nouveau roman et obtenir les premières critiques de ces fans, Jean Dupont décide de publier sur son intranet un large extrait de son livre sur son Intranet et configure cet extrait avec un partage tout publique. Son extrait sera alors afficher sur son propre site mais aussi sur des sites de presse et de communication pour aider à la vente de son livre. En cela Google utilise les droits de communication, de publication, de représentation publique, d’affichage ou de distribution public que Jean Dupont accorde à Google.

En tant que compagnie américaine, Google se doit donc de posséder ces droits afin de pouvoir répondre à vos désirs et assurer un service de qualité. Comme je l’ai précisé au début cela est nécessaire pour tout service publiant le contenu d’un tiers et les concurrents de google ne font pas exception. Je suis d’accord que la forme et la rédaction du texte peut paraître opaque mais avec un peu de réflexion, il reste compréhensible.

De plus, sérieusement, il est trés difficile d’imaginer Google plagiant et revendant les œuvres de ses clients. Ce serait perdre la confiance de ses clients et tuer la poule aux oeufs d’or. Et pour terminer, je ne citerais qu’un dernier paragraphe des conditions générales de Google :

Certains de nos Services vous permettent de soumettre des contenus. Vous conservez tous vos droits de propriété intellectuelle sur ces contenus. Ce qui est à vous reste à vous.

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